18 janvier : Villa Santa Julia à La Junta
6h30 : emmitouflés au fond de nos duvets, il nous faut nous lever. Il fait 8°. Fred s’attèle à rallumer le feu ; chacun va se débarbouiller dans la rivière. Le soleil va percer sur les cimes enneigées. Une belle journée est lancée…
Une fois tentes et bardas rangés dans les carrioles, après avoir payé les 1500 pesos par personne (environ 300 Fcp – 2,5 €) au berger propriétaire du « camping », les 4 « patagoniens » reprennent la piste. Au menu, 80 kms vallonnés pour atteindre La Junta. Espérons que les galères mécaniques de la veille ne se présenteront pas. Le soleil réchauffe vite les corps. Le parcours est fait d’une succession de « bosses » ; il faut relancer sans cesse. C’est dur pour les jambes avec le poids trimballé, mais pas du tout monotone. L’ambiance est top. Un magnifique cheval vient renifler le vélo de Ritchy (surnom de Richard).
Durant cette pause, une cycliste allemande nous rattrape. Sacré garçon manqué. Seule, sur un vélo avec sacoches, elle termine son périple qui l’aura mené de l’Equateur à l’Argentine.
La température affiche désormais 38° soit +30 par rapport à ce matin ; quel choc thermique ! Nous adoptons tous le rythme de Richard en fonction de ses sensations et surtout de ses pulsations cardiaques. Tout va bien. Une sacrée machine que ce corps humain capable de se conformer aux exigences des efforts et des contraintes extérieures.
Vers 10h30, une nouvelle surprise se présente à nous : au beau milieu des montagnes enneigées, au bord de la piste, un « Coffee Shop » ! La propriétaire, Violetta » nous accueille gentiment dans son échoppe en réparation, une pipe à thé à la main. Des spécialistes du bois rabotent, poncent, découpent tandis qu’on nous sert un « Nescafé » avec eau chaude. Belle ambiance.
Nous repartons revigorés. 2h30 plus tard, la faim commence à nous tirailler les ventres. Mais aucun restaurant en vue. Par contre un hameau avec cinq maisons se présente sur notre gauche. On dirait un village fantôme. Nous nous arrêtons. Jean-Michel va frapper à une porte. Une dame lui ouvre. Nous lui demandons s’il est envisageable de trouver un endroit pour déjeuner… Elle va tout simplement nous proposer de nous faire un repas ; son fils Vladimir va se charger de nous trancher 4 beaux steaks sur des pièces de bœuf étalés sur la table. Impressionnant. Avec du riz, une salade, des boissons et des cafés, nous aurons vécu un déjeuner extra-ordinaire !
Nous repartons heureux et comblés. Encore 2h30 de piste. A 15 kms de La Junta, notre objectif d’arrivée, un véhicule nous rattrape et reste derrière nous. Mais pourquoi ne double-t-elle pas ? Il s’agit en fait du véhicule de Jean-Pierre accompagné de Marc. Enfin ! Ils sont là après bien des déboires. Nous apprenons qu’ils sont passés par l’Argentine pour nous rejoindre au plus vite car le passage par les ferries était impossible car complet (haute saison). Après ½ heure de discussion, fatigués par une grosse journée de piste, nous décidons d’alléger nos carrioles en déposant une partie de notre « barda » dans le pick-up de « JP ». Quel plaisir de rouler avec un poids d’environ 15 kg au lieu des 35 précédents !
L’arrivée sur La Junta fait chaud au cœur : Jean-Pierre nous a rejoint avec un VTT qu’il a loué au village. La soirée dans un petit hôtel « lodge » clôturera cette belle journée.
PS : si vous souhaitez agrandir les photos, cliquez dessus.
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